4 novembre 2009

Le fédéral propose d'étendre les bénéfices assurance-emploi aux travailleurs autonomes

Le gouvernement fédéral a déposé hier un projet de loi pour étendre aux travailleurs autonomes certains bénéfices d'assurance-emploi, qui permettront aux TA d'obtenir des prestations pour les congés de maternité et parentaux, les congés de maladie et les prestations de compassion.

Ce qui est intéressant de ma perspective, c'est que la participation des TA sera volontaire, contrairement à la participation obligatoire (à des tarifs plus élevés que ceux des salariés) au régime d'assurance parentale offert par le gouvernement québécois.

Voir un reportage sur le sujet par La Presse Canadienne (via Cyberpresse)
http://bit.ly/1jDXFl

Le communiqué de presse du fédéral avec un document de discussion se trouve ici: http://nouvelles.gc.ca/web/article-fra.do?nid=493319

Quelles sont vos opinions sur le sujet? Je suis en train de compiler vos commentaires pour rédiger une position officielle que je recommanderai pour adoption par le CA du Réseau META Québec-Lévis...

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9 septembre 2008

Il faut être un peu fou...

« Faites le tour en posant beaucoup de questions illogiques et en courant des risques. Car c'est seulement en engageant sa curiosité qu'on peut découvrir des possibilités, et seulement en tentant sa chance qu'on peut en profiter. »

-- Clarence Birdseye (1886-1956), inventeur des techniques de conservation des aliments par congélation

Il faut être un peu fou pour se lancer en affaires comme travailleur autonome ou entrepreneur. L'entrepreneuriat n'a rien de logique. Si votre objectif c'est de faire de l'argent, il y a des moyens beaucoup moins risqués et beaucoup plus payants. Si vous pensez pouvoir devenir votre propre patron, vous allez en découvrir un des plus exigeants et des moins généreux. Si c'est l'équilibre que vous désirez, chaque jour vous lancera un autre imprévu. Si c'est la liberté que vous recherchez, vous serez vite esclave des demandes toujours grandissantes de votre projet...

Car pour réussir en affaires, il faut être capable de voir les choses telles qu'on veut qu'ils soient, et non pas comme ils sont, mais en même temps, d'agir en fonction de la réalité du moment présent, et non comme on voudrait qu'elle soit. La plupart des problèmes des entrepreneurs viennent du fait qu'ils inversent leurs contextes de vision et d'action.

Être entrepreneur, c'est un style de vie que je n'échangerais contre rien, même le plus gros lot. Viser les étoiles en ayant les pieds sur terre, selon moi c'est la meilleure façon de grandir vers son plein potentiel...

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5 mars 2007

La tyrannie de la voix du singe

"La perfection nous fait obséder sans relâche sur ce qui a pu arriver, alors que l'excellence identifie et renforce ce qui réussit. "
-- Coach Davender Gupta
Notre critique interne peut souvent crier si fort qu'il devient trop facile de se laisser emporter par lui.

Récemment, j'ai livré un long discours devant un groupe de plus de soixante personnes. C'était un discours important, où j'avais l'attention de toute la salle braquée sur moi.

Aussitôt fini, même lorsque l'auditoire me faisait une ovation, ma "voix de singe" commença tout de suite à me critiquer: "t'as manqué la transition du début", "ta voix n'était pas assez variée ", "tu t'es trompé sur tel mot"...

Même lorsqu'une dizaine de personnes se sont empressé de me rencontrer pendant la pause qui suivait, cette voix critique et obstinée essaya encore de me distraire du moment présent: "personne ne m'écoutait", "je n'ai pas été aussi clair que j'aurais pu être"...

Et par après, lorsque deux personnes qui étaient dans la salle se sont inscrites à des activités et que j'ai reçu l'invitation de faire d'autres présentations dans d'autres villes, ma voix de singe cria: "tu as tout fait ça pour rien!!!"

Whoa! Stop! Il m'en fallait beaucoup pour me réveiller et revenir au moment présent... Ma voix de singe, cette voix critique criait si fort dans ma tête...

C'est par après, lorsque j'ai pris le temps de réfléchir sur ce moment, que je me suis rendu compte que je me suis laissé emporter par le piège de la "perfection"...

Comme solopreneur, nous sommes souvent notre patron le plus sévère. Mais l'obsession de la perfection engendre la médiocrité, car ça nous porte à ne jouer que dans notre zone de confort, à ne pas prendre de risques, à ne pas passer à l'action par peur de manquer notre coup. On peut tout faire "correctement", et encore ne pas livrer le résultat souhaité. Cette poursuite de la perfection coûte cher au solopreneur, car sans résultats, on ne crée pas le profit et le flux de revenu qui nous permet de continuer vers notre vision.

Je vois tellement de solopreneurs qui sont tellement occupés à perfectionner leur plan d'affaires, leur site web, leur produit, leur service, qu'ils négligent de s'engager avec leur clientèle et de créer des résultats maintenant, pour déclencher ce cycle de profit et de revenu.

Ce qui importe, dans tout ce que l'on fait, c'est le résultat, l'impact. Le client à l'extérieur de nous ne voit que ce qu'on lui livre. Il ne vit que l'expérience qu'on lui crée au moyen de nos services ou de nos produits. Et il évalue l'expérience par l'impact que ça lui fait dans sa vie.

La poursuite de l'excellence, c'est avoir le courage d'apprendre, d'expérimenter, de découvrir. C'est la volonté de regarder ce qui fonctionne, ce qui crée le résultat désiré, et de l'intégrer pour passer à l'action une autre fois, un pas de plus.

Pour surmonter cette obsession de la perfection, il faut regarder plus loin que les manquements ou les erreurs qu'on pense trouver dans sa performance, et au lieu d'essayer de chercher à mettre le blâme sur quelqu'un ("moi") ou quelque chose ("la salle était mal arrangée"), à la place, chercher la plus grande vérité derrière la situation et le lien entre le résultat souhaité et le résultat obtenu. Le perfectionniste s'embourbe à regarder ce qui n'a pas fonctionné, tandis que celui qui vise l'excellence observe ce qui a fonctionné et l'intègre pour la prochaine fois.

J'ai donné plusieurs formations, mais pour moi ce discours était un grand pas pour moi en dehors de ma zone de confort. J'avais gaspillé tellement d'énergie à m'obsédér sur la "perfection" et à écouter ma voix de singe, que j'ai presque oublié de savourer l'impact que j'ai créé sur plusieurs personnes dans l'auditoire. Et certains qui étaient dans la salle m'en parlent encore de ce jour-là, tellement que je leur ai fait réfléchir...

Est-ce qu'il y a des choses que je ferai de façon différente la prochaine fois? Bien sûr. Car poursuivre l'excellence me pousse à toujours passer à l'action, pas par pas, cycle par cycle, pour créer l'avenir que je veux vraiment...

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