6 novembre 2009

Votre pensée profitable: la prospérité selon Wallace Wattles

"Il y a une substance conceptuelle à partir de laquelle toutes choses sont faites, et qui, dans son état originaire, imprègne, pénètre et remplit les interstices de l'univers.

Une pensée née de cette substance produit la chose qui est imagée par ladite pensée.

Je peux former des choses dans ma pensée, et en imprimant mes pensées sur cette substance sans forme, je peux provoquer cette chose à se créer.

Pour ce faire, je dois passer de l'esprit concurrentiel à l'esprit créatif. Je dois me faire une image mentale claire de ce que je veux. Et je dois retenir cette image dans mes pensées avec l'objectif fixe d'obtenir ce que je veux, et la foi inébranlable que je vais obtenir ce que je veux - fermant mon esprit à tout ce qui aurait tendance à secouer ma résolution, éteindre ma vision, ou étancher ma foi.

Je suis prêt à recevoir ce que je veux lorsqu'elle se présente, et j'agis dès maintenant sur les gens et les choses dans mon environnement actuel."

- Wallace D. Wattles

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9 août 2009

Vive la prospérité volontaire!

Pourquoi est-il si mal vu de créer des profits et de la richesse?

Plusieurs maux de notre société viennent du fait que trop souvent, le système économique a été truqué pour récompenser ceux qui spéculent au lieu d'appuyer ceux qui démontrent de l'innovation et de l'initiative.

En réaction à ces excès, le concept de simplicité volontaire semble être une solution raisonnable pour reprendre la direction de sa situation personnelle. Mais je ne suis pas partisan de cette approche. Au lieu de prôner les vertus de réduire sa consommation afin de vivre dans ses moyens, je propose de faire croître ses moyens afin de vivre son plein potentiel: la prospérité volontaire.

Nous avons une responsabilité d'être prospères: de se donner tous les moyens et toutes les ressources pour vivre pleinement son potentiel, afin de faire du bien pour sa communauté, son environnement et son univers.

La vie de moine c'est bien lorsqu'on se défait de ses responsabilités. Mais les défis auxquels font face l'humanité et la planète sont bien trop grands et trop importantes pour s'asseoir les jambes croisées et contempler l'univers. L'avenir lié de l'humanité et de la planète dépend de comment nous créons et déployons la richesse.

À voir de plus près, même une des inspirations de la simplicité volontaire, le Bouddhisme, célèbre la prospérité. Selon les enseignements bouddhistes, on a droit à autant de richesses qu'on veut, à condition que ce soit créé de façon éthique, "tout comme les abeilles créent le miel sans nuire aux fleurs". Les richesses que l'on créé doivent être réinvestis pour bénéficier autant les autres que soi-même. La motivation bouddhiste de la prospérité c'est en tant qu'outil pour faire du bien à son entourage. (1)

Beaucoup des problèmes économiques que nous vivons aujourd'hui viennent du fait que ceux qui font des profits ont tendance de les garder pour eux, comme si c'était un "droit acquis". La peur de perdre ses avoirs sous-entend que la richesse est limitée, qu'on doit saisir sa part maintenant sinon il n'en restera plus.

Cette notion de rareté est à la base de la science économique classique: homo economicus choisit ses actions par les émotions de l'avidité et de la peur: moins qu'une ressource est disponible, plus qu'il y a de demande, plus que les prix augmentent. Ceux qui contrôlent la production de la ressource peuvent ainsi spéculer et "gagner" leur argent.

Mais au fond, est-ce vrai, surtout aujourd'hui?

Bien qu'il y a une limite aux ressources naturelles, cela ne veut pas dire qu'il y a une limite à la richesse. L'économiste Paul Zane Pilzer, dans son livre "Les prochains millionnaires" (2), postule que chaque fois qu'on annonce une crise due à la manque d'une ressource naturelle, l'humanité trouve toujours le moyen de s'en sortir.

Selon Pilzer, ce ne sont pas les ressources qui déterminent la richesse, mais la créativité et l'innovation du cerveau humain, combiné avec l'initiative de passer à l'action, ce que Pilzer appelle nos "technologies". L'équation fondamentale de l'économie devient alors:

Richesse = Ressources * Technologie



Maintenant que notre savoir et notre imagination grandissent à un rythme exponentiel grâce à l'explosion des communications interpersonnelles, notre capacité de créer de la richesse croît aussi à une vitesse fulgurante.

Ma définition du succès, c'est "créer une expérience de vie qui nous permet de vivre notre plein potentiel". Dans l'optique de la prospérité volontaire, la richesse se crée lorsqu'on déploie nos ressources, notre innovation et notre initiative pour faire du bien aux autres et à notre environnement, pour qu'ils puissent vivre leur plein potentiel eux aussi. Plus qu'on agit pour créer du succès, plus que ceux qui sont touchés positivement par ces actions sont prêts à investir leurs ressources de temps, d'énergie et d'argent pour vivre encore plus de succès. Cela devient un cycle vertueux.

Vivre la prospérité volontaire, c'est choisir de s'engager avec les autres, de communiquer, d'apprendre, d'innover et d'agir, pour affronter les obstacles qui nous sont posés et les surmonter de façon constructive.

Vivre la prospérité volontaire, c'est créer des projets qui aident notre communauté et notre environnement à vivre leur plein potentiel.

Vivre la prospérité volontaire, c'est avoir un esprit optimiste, visant les étoiles avec une grande vision, mais agissant avec les pieds sur terre, au moment présent, de façon à maximiser les résultats positifs et puissants avec les ressources qu'on a entre les mains en ce moment.

En fin de compte, la question qu'on doit se poser est ceci: comment percevons-nous les biens matériels à notre disposition? Comme un droit acquis et une récompense qui flatte l'égo, ou comme des outils pour faire avancer notre mission, notre vision et nos valeurs et créer une différence positive autour de nous? Nos émotions face aux ressources à notre portée déterminent notre capacité de vivre la prospérité volontaire.

Plus qu'on donne, plus qu'on met en circulation l'énergie ultime, celle de la passion, et plus qu'on créé un profit gagnant gagnant pour tous: une expérience de vie qui nous permet d'exprimer notre plein potentiel.

L'impératif de vivre son plein potentiel: c'est pour cela que la prospérité volontaire est l'attitude à adopter afin de rebâtir un monde prospère, heureux et en bonne santé.


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(1) "The Buddha's Teachings on Prosperity: At Home, At Work, in the World" par Bhikkhu Basnagoda Rahula et Arthur C. Clarke

(2) "Les prochains millionnaires" (version en français de "The Next Millionaires") par Paul Zane Pilzer

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4 janvier 2009

Dix attitudes à adopter pour prospérer peu importe l'économie

Les médias font une affaire en or en répétant le même message ?l'économie va mal!?. Mais est-ce que c'est vrai? Ce qui est certain c'est que pour réussir en tant que solopreneur dans cette ère chaotique requiert plus que du travail acharné, il vous faut de nouvelles attitudes, de nouvelles façons de penser. Voici dix attitudes à adopter afin de prospérer dans ces temps incertains.

1. Déclarez votre indépendance

Arrangez votre vie afin de ne pas être dépendant d'une certaine personne, d'un certain client, d'une certaine source de revenus ou autre situation. Car ce qui est certain, c'est que tout ce qui est certain peut changer du jour au lendemain. Réduisez vos dettes, de sorte que vous n'êtes pas esclave de la banque ou de votre carte de crédit. Diversifiez vos sources de revenus afin que vous ne soyez pas esclave à un client. Nettoyez ce que vous tolérez de sorte que vous n'êtes plus esclave de vos situations inacceptables. Simplifiez votre vie afin que vous ne soyez pas esclave aux caprices des autres. L'indépendance personnelle ne se demande pas, ça se déclare. Et déclarer son indépendance, c'est prendre des décisions difficiles et passer à l'action massive et immédiate afin que votre indépendance soit utile et pratique.

2. N'écoutez pas la ?sagesse conventionnelle?: ça n'existe pas de toute façon.

La situation économique que nous vivons est en partie due au fait que les gens pensaient qu'en écoutant la sagesse conventionnelle, ils peuvent surpasser les chances et réussir mieux que les autres. En réalité, si vous faites ce que tout le monde fait, vous obtiendrez les résultats que tout le monde reçoit. Ce qui est très cool à propos de la situation présente, c'est que vous avez maintenant la liberté d'agir différemment, car il n'existe pas de modèles de cette nouvelle réalité vers laquelle nous nous dirigeons. Ceux qui réussissent dans ce temps de transition sont ceux qui sont prêts à risquer le tout pour inventer un nouvel avenir.

3. Soyez confortable avec le chaos.

Plus vous essayez de vous tenir à ce qui est sécure et familier, plus ce sera difficile de tenir, parce que la sécurité et le familier sont en train de disparaître. Notre technologie, nos outils, nos relations, nos idées, nos façons d'opérer... tout évolue à un rythme de plus en plus rapide, car les gens sont de plus en plus interconnectés. Ce qui arrive à Madras a un impact à Montréal, Sydney influence Sherbrooke, et Qatar laisse sa marque sur Québec. En juin 2008, l'essence frôlait le $1.60, six mois plus tard c'est la moitié. Début octobre 2008, le dollar canadien était à parité avec le buck américain, dix jours plus tard sa valeur chute de 20%. Une faillite de banque islandaise a des répercussions en Europe et au Canada. Acceptez que le chaos soit le ?nouveau normal?, que vous ne puissiez pas prédire ni contrôler ce qui va se passer demain. Mettez en place des plans et des systèmes dynamiques pour vous adapter rapidement aux nouvelles situations.

4. Branchez-vous

Au 21e siècle, si vous n'êtes pas en ligne, vous serez dans la ligne des faillites. La Grande Conversation se passe maintenant sur le Web. Établissez votre site web, créez votre blogue, allez sur Facebook, jasez sur Twitter, branchez-vous à la discussion! Connectez avec les auteurs, les dirigeants, les mentors et les collègues, et même des clients potentiels, tout cela se fait en ligne. En branchant à cette rencontre des esprits, vous récolterez de grandes idées et vous pourrez collaborer avec d'autres personnes qui veulent aussi réussir, tout comme vous.

5. Exprimez votre message personnel

Votre message personnel, votre crédo, ce n'est pas seulement un slogan, c'est un message qui inspire les gens à améliorer leur propre vie, en lien avec ce qui est important pour vous. Soyez reconnu pour un message de valeur, et utilisez-le pour vous démarquer de la foule. Vos clients potentiels sont à la recherche de leaders et de nouvelles idées, et sont attirés par ceux qui ont la confiance et le courage de déclarer leurs positions et valeurs.

6. Soyez le centre de votre réseau

Votre réseau détermine votre valeur. Bâtissez un solide réseau de contacts personnels qui savent qui vous êtes, ce que vous offrez et vers où vous vous dirigez. Investissez dans votre réseau en les aidant à réussir eux aussi. Découvrez quels sont leurs rêves et leurs objectifs, ce qu'ils offrent et ce qu'ils veulent, et mettez le temps et les efforts pour les aider.

7. Soyez égoiste

Si vous ne vous sentez pas bien, physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement, il est très difficile de créer les résultats que vous souhaitez. Tenez-vous à des normes élevées à propos de votre condition physique, de votre environnement et dans les relations que vous avez. Faites qu'"être en bonne santé? fasse partie de votre description de poste. Le plus en santé que vous êtes, plus vous pouvez aider les autres.

8. Si vous voulez plus, donnez plus

La réponse naturelle lorsque les temps sont durs c'est de réduire, de restreindre, de penser et d'agir petit. En faisant le contraire, en étant généreux, ouvert, utile, de bienfaisance et de soutien, vous pourrez attirer l'attention et la reconnaissance. Vous devenez plus précieux pour les gens autour de vous, et vous serez récompensés avec des clients qui apprécient ce que vous proposez et qui sont prêts à faire pareil.

9. Créez un fondement solide

Pour prospérer dans cette période de perturbation, vous avez besoin d'avoir un système de guidage interne: comprendre qui vous êtes, quel est l'impact que vous voulez créer autour de vous, et ce qui vous pousse à l'action. Plongez dans la découverte et le développement personnel et posez-vous des questions difficiles. Le plus que votre boussole interne est développée, plus vous serez en mesure de naviguer avec confiance dans la mer de l'incertitude.

10. Vivez votre passion

Assurez-vous que vous faites ce que vous aimez, et faites-le d'abord parce que vous aimez le faire. La vie est trop courte pour la perdre à faire ce qu'on n'aime pas. Plus que vous êtes passionné à propos du changement que vous voulez créer autour de vous, plus vous attirerez des clients qui reconnaissent la valeur de qui vous êtes et de ce que vous offrez. Et plus qu'ils sont prêts à engager leur temps, de l'énergie et de l'argent dans ce que vous offrez ... quel que soit l'état de l'économie.

La réalité est que personne ne viendra vous secourir dans des périodes difficiles. Pour prospérer maintenant, comme en tout temps, il faut être focusé et ingénieux, en étant clair sur qui on est et ce qu'on veut, convaincu de l'importance de notre projet, et avec la confiance et le courage de passer à l'action massif et audacieux. La dynamique que vous créez maintenant vous donnera une base solide pour construire le succès, peu importe ce qui se passe dans l'économie autour de vous.

Concentrez-vous sur votre vision ultime, et vous réussirez à accélérer votre vision de la Passion au Profit, peu importe les conditions économiques!

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31 mars 2008

La stratégie "6/49", ou le mythe de la sécurité financière

Chaque jour, surtout au temps des RÉÉR et des impôts, les médias sont remplis d'annonces nous invitant à faire affaire avec telle ou telle maison de placements - ou dans le jargon "politiquement correct", avec notre "représentant en sécurité financière".

On nous vend l'idée qu'on peut travailler, mettre un peu d'argent de côté, multiplier nos épargnes et de se payer des voyages en Venise lors de notre retraite.

Mais c'est quoi au juste, la sécurité financière? Est-ce que c'est de quoi d'atteignable?

Commençons avec le concept de "sécurité financière". Pour le citoyen travailleur, souvent cela signifie de mettre de côté un peu d'argent et de céder le contrôle à un "expert", qui l'investit dans le marché boursier. Lors de la retraite, ce montant devrait être assez pour vivre (du moins simplement), jusqu'à la fin de ses jours, absent tout accident de parcours ou de maladie grave.

J'ai vu des gens expliquer c'est quoi pour eux la sécurité financière, faisant semblant d'entourer leurs bras autour d'un sac d'argent imaginaire, le serrant très près du corps pour ne pas le perdre. Lorsque j'ai vu ce message non verbal, je me suis aperçu que la "sécurité financière" est plus une émotion qu'une réalité. C'est viser une sécurité en accumulant une réserve statique d'argent sur lequel on peut vivre. Et si nos épargnes ne sont pas assez pour remplir la cagnotte, mieux vaut se payer des billets de 6/49 comme police d'assurance!

Et avec le flux radical des marchés boursiers aujourd'hui, selon vous c'est quoi la probabilité d'accumuler assez de réserves pour vivre un autre vingt à trente ans après qu'on ait fini de travailler, comme suite à une retraite volontaire ou involontaire?

Une réserve statique ne sera jamais assez sécure pour survivre l'environnement très dynamique dans lequel nous vivons. Qui saurait prédire l'état de l'économie dans vingt ans, dix ans, ou même l'année ou le mois prochain? (Et ceux qui tentent de faire ces prédictions n'ont jamais à vérifier leurs dires!)

Si la sécurité financière n'est pas un objectif résilient, alors qu'est-ce que ça veut dire, être prospère? J'aime la définition selon Robert Kiyosaki: la prospérité (wealth) c'est la période de temps qu'on peut vivre comme on veut [au standard qu'on veut, et faisant ce que l'on veut] sans avoir à échanger son temps pour l'argent.

J'aime cette définition parce que ça change la perspective de la prospérité d'une situation statique à un point de vue dynamique. La sécurité financière devient alors une autonomie financière basée sur une diversité de sources de revenus récurrentes (qui rentrent automatiquement et continuellement). Le "tank à gaz" se remplit automatiquement au fur et à mesure. Être prospère n'est pas fonction de ce que l'on a, c'est une fonction de ce que l'on génère.

Le chemin de l'autonomie financière requiert un changement de mentalité de celle de l'"employé", pensant que l'argent vient en l'échangeant pour son temps (salaire), à l'attitude de l'entrepreneur (investir son temps, énergie et argent à créer des flux de revenus). Ou, en termes financiers, de viser le flux de revenu versus le gain en capital.

Le chemin de l'autonomie financière requiert de prendre la charge et la responsabilité de gérer ses propres finances, au lieu de les déléguer à quelqu'un d'autre qui "sait" (peut-être ou peut-être pas) comment le faire grandir.

Le travailleur autonome a un énorme avantage sur le salarié, surtout lorsqu'il fait le saut à une mentalité d'entrepreneur. Au lieu d'échanger son temps pour l'argent (en visant l'épargne et la sécurité), visez la création de flux de revenus et l'autonomie. Le vrai test de l'autonomie financière est: est-ce que vous faites des sous lorsque vous dormez? Si oui, vous êtes dans la bonne direction.

Comme le démontrent les sagas des Norbourg (Can), des Bear Stearns et Enron (EU) et des autres désastres financiers, l'approche de viser la sécurité financière en confiant ses épargnes à quelqu'un d'autre n'est pas sans danger. Et encore pire, miser sur la stratégie 6/49 est encore plus farfelue...mais combien de gens le font? Beaucoup trop, à mon avis.

Vaut mieux prendre le contrôle de son avenir, apprendre comment transformer ses talents et ressources en flux de revenus, diversifier ses sources et viser une vraie prospérité et autonomie financière.

En en créant pour vous la vraie autonomie financière, au lieu de passer vos vacances en Venise...en-Québec, vous serez plus en mesure de vous payer Venise... celle d'Italie. Cela vous tente?

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17 avril 2007

De consommateur à créateur

La pensée de la semaine du Coach:
"Ce n'est pas en perfectionnant la chandelle qu'on découvre l'électricité."
-Jacques Salomé , psychologue, formateur et écrivain (1935-)
À la une du journal Le Devoir le samedi 14 avril, je lisais le grand titre "Einstein s'est-il trompé"?

Ce qui me faisait penser que notre présent est le résultat de notre façon d'observer et d'interpréter notre environnement, dans le sens large du terme.

Ce qu'on dénomme comme les "lois" de la physique, de la chimie, de la biologie, ce sont tous des modèles qui nous servent à comprendre notre situation et sur lesquelles nous pouvons nous baser pour "prédire" l'avenir. Et comme humains, être en mesure de prédire l'avenir, c'est rassurant. (Pourquoi MétéoMédia a-t-elle de si bonnes cotes d'écoute?)

Mais qu'arrive-t-il si une des lois que nous prenons pour acquises se trouve erronée?

Dans un passé pas si lointain, nous pensions que le Soleil tournait autour de la Terre. Les scientifiques de l'époque avaient créé toute une théorie qui expliquait bien leurs observations, à quelques petites exceptions près, mais de façon assez satisfaisante que ce fût accepté comme fait, comme vérité. Jusqu'à ce qu'un monsieur Galiléo arrive pour tout chambarder, et éventuellement, après sa mort, on lui donna raison.

Où même plus récemment, l'idée qu'un avion pouvait défoncer la vitesse du son, ou que quelqu'un pourrait, par exprès, utiliser ce même avion pour détruire un gratte-ciel, c'étaient des pensées inconcevables, jusqu'à ce que ce soit démontré.

Nous vivons une autre transformation, cette fois-ci dans les sciences économiques.

Lorsque j'étais au collège, la micro et la macro-économie étaient les deux seules cours que je coulais session après session, malgré mes forces en mathématiques et pensées conceptuelles.

Maintenant je comprends pourquoi: la base des sciences économiques repose sur l'étude de l'allocation optimale des ressources rares. Cela suppose qu'il y a une demande et un approvisionnement. La demande peut varier entre zéro et infini, mais selon l'économie classique, l'approvisionnement est toujours limité. Donc si la demande augmente, le prix augmente.

On voit ceci dans la comptabilité: on a des actifs et des passifs, et en fin de compte, les deux doivent s'égaler.

Mais quelque chose me disait que c'était faux? Comment expliquer la grande évolution de la richesse et de la prospérité dans le monde, malgré l'explosion de la population et le fait qu'il ne se fait pas plus de ressources naturelles? Penser au niveau de vie du Japon, riche, mais avec peu de ressources naturelles, comparé à la Russie (ou le Québec?), pauvre malgré l'abondance de ressources naturelles?

C'est parce que la plus grande variable dans la mesure de la prospérité n'est plus les ressources... c'est devenu la créativité et l'action.

P = (r * c)**A

La prospérité est le produit des ressources,
multipliée par la créativité,
et le tout à la puissance exponentielle de l'action.

Au lieu d'un groupe sélect qui produit de la richesse parce qu'ils ont le contrôle des ressources, maintenant la capacité de créer la prospérité est passée aux mains des individus. Nous pouvons - et devons - passer d'une mentalité de "consommateur" à celui de "créateur".

Pourquoi la "Loi de l'attraction" déclenche-t-elle de si grands débats? C'est parce que c'est la collision des deux mentalités, l'une, classique, qui voit la vie comme une "somme à zéro", et l'autre, nouvelle, qui voit la prospérité comme infinie?

La science économique classique ne mesure pas bien les concepts flous ("soft concepts") tels que la créativité et l'action ou la motivation. Et c'est justement deux ressources auxquelles nous avons le plus accès, lorsqu'on réussit à faire le saut de consommateur à créateur.

Quels sont les impacts d'une telle "loi unifiée de la prospérité"?

- Le concept de "part de marché" est démodé: la quantité et la nature de la demande sont en flux continu, car aussitôt qu'on aligne nos passions, nos désirs et nos besoins avec ceux des autres, par une offre gagnante gagnant qu'on peut livrer, on vient de créer une nouvelle demande. Pensez à l'ordinateur personnel, le télécopieur, l'iPod, les caméras dans les téléphones mobiles... c'étaient tous des produits dont il n'y avait pas de "demande" initiale, mais qu'une fois sortis, ont crées leur propre demande.

- Le concept de "la difficulté d'accès à l'argent" est dépassé: des millions de millions de dollars circulent à la vitesse de la lumière partout sur la planète, attirés par la passion des idées (penser au capital de risque dans la technologie à la fin des années 1990, ou aujourd'hui dans les domaines de la biotech ou de l'environnemental)

- Le concept de "plan d'affaires" classique est désuet: pour l'écrire on fait des suppositions qui s'avèrent dépassées ou carrément fausses le moment qu'on passe à l'action, ou le temps qu'on passe à l'écrire pour "prouver" notre concept, l'ouverture à l'action est passée...

C'est maintenant la primauté du lien de confiance, de l'espoir et du positivisme, de l'action audacieuse et de la rétroaction (feed-back) instantanée, de la recherche de la solution trois fois gagnante : gagnante pour soi, gagnante pour sa communauté et gagnante pour l'environnement.

L'usage de la force des armes est maintenant dépassé (yes Mister Harper and Mister Bush, I'm talking to you). C'est maintenant la force de l'imagination qui compte.

Le succès vient à ceux qui sont prêts à défier le status-quo, à se transformer pour être à la pointe des tendances, et même de mener les tendances. Tout peut changer en 90 jours.

Notre richesse collective ainsi que notre bien-être individuel n'est possible que par une réprogrammation des vieilles attitudes de la rareté et de la consommation, remplacée par une mentalité d'abondance et de créativité.

Les solutions aux défis auxquels nous faisons face ne viendront pas par des mesures évolutives, mais plutôt par un changement radical de perspective.

Malgré toutes les prévisions sombres à propos de l'environnement, l'économie, l'énergie ou la paix, je garde confiance que l'intelligence, la créativité et la passion de l'humain peut tout surmonter. Nous devons le faire pour l'avenir de nos enfants et de cette précieuse planète.


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